HALF MOON RUN @ L’UBU : Le plaisir des retrouvailles teinté d’amertume

Petit retour en arrière… Il y a des pépites musicales que l’on apprécie de découvrir en live, notamment au cours des pèlerinages musicaux estivaux !  Ce fut le cas pour Half Moon Run, groupe classé « indie-rock », composé de très talentueux multi-instrumentistes sautillants, et découvert lors de la 5ème édition du Festival Beauregard. Une véritable claque !

Half Moon Run @ Festival Beauregard 2013. De gauche à droite: Dylan Phillips, Devon Portielje, Isaac Symonds & Conner Molander

Devon Portielje & Isaac Symonds

Devon Portielje, Dylan Phillips & Isaac Symonds

Devon Portielje

Mené par la voix impeccable de son chanteur principal, Devon Portielje, ce groupe, originaire du Canada, s’est peu à peu fait une place sur la scène musicale et a gagné son public à travers des prestations live pleines d’énergie et d’harmonies, toujours justes, qui nous plongent dans une atmosphère particulière, tantôt nerveuse, tantôt planante, vous prenant aux tripes.  On ressort conquis. Et quand c’est fini, on en redemande !

Leur 1er album Dark Eyes, sorti en France en Juin 2013, est truffé de mélodies qui vous restent en tête pendant de longues semaines. Ce groupe, au nom énigmatique, mélange les genres pour créer un son et un univers bien à lui, porté par des titres comme « Full Circle », « Call me in the afternoon » ou encore « She wants to know », offrant des comparaisons flatteuses à la Radiohead.

Dark Eyes, 1er album des Half Moon Run

Half Moon Run

Autant dire que l’attente était grande lors de leur passage rennais, dernière date de leur tournée française ! Alors, pourquoi diable les avoir parqués, et nous avec,  dans la « beaucoup trop» petite salle de l’Ubu !!!??? Voilà une incompréhension totale… Cette dernière date française apparaît alors comme un cheveu sur la soupe, programmée  en dernière minute, qui plus est, après leur date parisienne au Trianon ! Résultat… l’Ubu s’est transformé en une boîte à sardines, bien bien serrées, ce qui a « légèrement »,  gâché le plaisir des retrouvailles. En effet, après une première partie de 30 minutes, plutôt calme (et des sardines bien réparties !), qui a permis de découvrir Caracol, auteure, compositrice et interprète toute en finesse et encore trop confidentielle, bien qu’elle ait contribué à la bande-son du succès cinématographie québécois de 2011, j’ai nommé Starbuck, avec le titre « Quelque part », un banc de sardines, dans un premier temps, plus intéressé par un dîner liquide (d’un côté, compréhensible car la boîte à sardines devenait sauna), est arrivé cherchant à se trouver une place, là où il n’y en avait déjà pas ou plus.

Après une discussion claire entre sardines, il nous fallait attendre près de 45 min pour voir les canadiens tant attendus. Un peu d’agacement forcément… surtout quand vous vous retrouvez collés à des sardines bien entamées qui vous ont bien em… embêté pendant les 15 premières minutes d’un trop court concert, d’une seule petite heure…Passées ces déconvenues qui laissent un petit goût amer, le plaisir revient, enfin, d’écouter ou réécouter ces 4 hommes orchestres, qui déroulent sans accrocs les titres de leur premier album : M. Portielje pour sa voix encore et toujours impeccable à vous filer des frissons, accompagné de sa gratte ou de percussions, Conner Molander, aux échos vocaux toujours justes avec un jeu à la fois énergique et délicat, à la guitare et au synthé. Que dire également de Dylan  « Superman » Philips, impressionnant, millimétré, jouant synthé et batterie, simultanément, tout en apportant sa touche vocale. Et enfin, Isaac Symonds, venu renforcé ce trio, lors des prestations scéniques, au chant aussi, aux percussions, à la guitare et mandoline.

Album photos Caracol & Half Moon Run @ Ubu, Gwendal Le Flem, photographe

Avant de partir, ils nous ont offert un « She wants to know » du tonnerre et une très belle reprise, « quiet », intitulée « Vampire » du groupe Pink Mountaintops…

On aurait aimé les écouter pendant des heures mais toutes les bonnes choses ont une fin…en attendant d’étoffer leur répertoire avec de nouvelles pépites musicales… et de les redécouvrir encore et encore en live mais cette fois, dans une salle à la mesure de leur talent et nous permettant de les applaudir comme il se doit… Il ne faudra pas rater le coche la prochaine fois, amis programmateurs !

Crédits photos Festival Beauregard, Juillet 2013 – Mylène BESSON

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