A L’ABORDAGE ! LES CORSAIRES, ENTRE MYTHE ET RÉALITÉ

Les Archives départementales d’Ille-et-Vilaine proposent une exposition sur les corsaires (jusqu’au 31 août 2012) :

Vous y découvrirez 26 documents d’archives, 27 planches et dessins de Patrice Pellerin, 28 photographies d’archéologie sous-marine de Teddy Seguin et 54 objets archéologiques remontés des épaves malouines dela Natière.

Une muséographie originale avec des silhouettes, des fresques, une maquette de bateau et 2 vitrines illustrant le travail du dessinateur et du plongeur archéologue sous-marin viennent enrichir l’exposition.

Informations pratiques : présentée jusqu’au 31 août 2012. Fermeture annuelle du 1er au 15 août.

De 8h30 à 17h30, du lundi au vendredi. Ouvertures exceptionnelles les 24 juin, 8 et 29 juillet.

 

 Deux dates à retenir pour prolonger votre visite de l’exposition :

> Le jeudi 21 juin 2012, de 18h à 19h30, à l’auditorium des Archives départementales :

Conférence sur « Jacques Cassard, corsaire et armateur du Roi-Soleil »,

Par Philippe Hrodej, maître de conférences, Université de Bretagne-Sud.

Parmi les plus grands corsaires de Louis XIV, Jacques Cassard (1679-1740), au terme d’une brève mais fulgurante carrière, inscrit son nom en lettres d’or dans le livre du passé maritime de la France. À tel point qu’Empires et Républiques s’emparent de ce sombre et vaillant Breton, en font le chef de file des officiers bleus, un héros national ignominieusement méprisé par le pouvoir royal.

C’est oublier le contexte et certaines réalités de l’époque. Cassard, pour être marin, est avant tout armateur, issu du milieu négociant de la Fosse, à Nantes. Au talent, à la bravoure et au dévouement, il faut greffer les systèmes de financements et les obligations de profits. Il est souvent plus aisé de livrer bataille sur mer tant les chicanes sont épuisantes sur le plancher des vaches.

Lever le voile, donner un caractère décidual à l’aura pour mieux cerner la véritable identité d’un homme : cette gageure autorise le voyage, depuis les côtes de l’Irlande à la cité phocéenne, de Bizerte et Constantinople à Suriname, Montserrat ou Curassol. Misère et folie sont au rendez-vous. L’échelle restera simplement humaine, mais le retour aux sources est aussi un périple nécessaire.

 

> Le vendredi 6 juillet, nous vous proposons diverses animations autour des corsaires, aux Archives départementales :

  • De 14h30 à 16h : Séance de signatures (sans dédicaces) avec Patrice Pellerin ;
  • De 16 h à 17h30 : Visite commentée de l’exposition, en compagnie de Patrice Pellerin,d’ Elisabeth Veyrat, de Jean-Philippe Roze et de Claude Jeay ;
  • De 17h30 à 18h : Moment de convivialité ;
  • De 18h à 19h30 : Conférence sur « Les épaves des frégates corsaires de la Natière (Saint-Malo), de la fouille au musée »,

Par Elisabeth Veyrat, co-directrice des fouilles de la Natière : « La fouille des épaves de la Natière : Du projet archéologique aux enseignements scientifiques sur la construction, la vie à bord et l’approvisionnement des frégates corsaires du début du XVIIIe siècle »
et
Jean-Philippe Roze, adjoint du conservateur du musée de Saint-Malo dépositaire de la collection Natière : « Conservation et valorisation de la collection archéologique des épaves de la Natière ».

Perdues au pied des roches de la Natière, à l’entrée du port de Saint-Malo, les deux épaves de la Natière ont fait l’objet, de 1999 à 2008, d’une importante fouille archéologique sous-marine. Avec plus de 3000 objets et fragments significatifs découverts, elles offrent à ce jour la matérialité archéologique la mieux conservée des frégates marchandes et corsaires qui sillonnaient les eaux malouines dans la première moitié du XVIIIe siècle. L’étude de leur charpente révèle ainsi les méthodes et techniques de construction utilisées dans les chantiers royaux et privés, tandis que les objets retrouvés lèvent le voile sur le quotidien des marins et la vie à bord, les circuits économiques et l’équipement des navires.

Déposée par l’État auprès du musée de Saint-Malo, la collection archéologique des objets de la Natière a fait l’objet de longs traitements en laboratoires spécialisés pour être préservée et présentée au public. Elle est dorénavant la plus importante collection archéologique française sur la période et son potentiel muséographique est exceptionnel : des souliers des marins aux canons sur affût placés aux sabords, de la cuisine du bord à la reconstitution des haubans et du gréement…, c’est tout l’armement d’une grande frégate océanique qui peut dorénavant être présentée au public.

 

Découvrez la plaquette de l’exposition: http://fr.calameo.com/read/000529009c615a6151ce2

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